Le fil à suivre, étape par étape

Quitter la France pour Bali : ne commencez pas par choisir le quartier

La plupart des départs échouent sur une décision prise trop tôt. On choisit un quartier vu sur une photo, puis on découvre que la durée voulue demande un visa que le projet ne permet pas, ou un budget qui ne tient pas. Ce fil prend les questions dans l'ordre où elles se répondent. Chaque étape renvoie à la page qui y répond en détail.

La tour Eiffel et le pont Alexandre III, Paris

Les démarches côté français ne sont pas traitées ici : nous les signalons, vous les réglez avec votre caisse, votre banque et un professionnel. Les règles indonésiennes citées sont vérifiées sur sources officielles et datées.

Le fil

Dix étapes, dans l'ordre qui fonctionne

  1. Les falaises d'Uluwatu
    Les falaises d'Uluwatu
    01

    Pourquoi vous partez

    Pas la raison donnée à table. La vraie. Le climat, l'argent, le travail, un recommencement, la retraite, les enfants. Ce sont six départs différents et ils ne se préparent pas pareil. Écrivez votre réponse en une phrase aujourd'hui : tout ce qui suit en découle.

  2. La cascade de Gitgit, au nord de Bali
    La cascade de Gitgit, au nord de Bali
    02

    Combien de temps vous restez

    Ce n'est pas une préférence, c'est une catégorie juridique. Le visa à l'arrivée coûte 500 000 roupies et donne trente jours, prolongeables une seule fois de trente jours, soit soixante au total. Au-delà, ce n'est plus le même dossier. Tranchez la durée avant tout le reste, et sachez que la prolongation se demande avant la fin des trente premiers jours, pas après.

  3. Tables sur le sable au coucher du soleil, Jimbaran
    Tables sur le sable au coucher du soleil, Jimbaran
    03

    Ce que la vie coûte là-bas

    Pas le chiffre d'une vidéo. Le vôtre : le loyer là où vous vivriez vraiment, la nourriture comme vous mangez vraiment, le scooter ou le chauffeur, la santé, l'école s'il y a des enfants, les billets de retour, et les mois où vous ne gagnez rien.

  4. La porte du temple de Lempuyang
    La porte du temple de Lempuyang
    04

    D'où vient l'argent une fois parti

    Épargne, travail à distance, une activité, une retraite, des loyers. C'est cette réponse qui décide quel visa vous est ouvert. Un point que beaucoup découvrent trop tard : travailler, même à distance pour un employeur étranger, n'est pas autorisé sous un visa de tourisme. Ce n'est pas une zone grise que l'on raconte sur les forums, c'est une règle.

  5. Le temple d'Ulun Danu, sur le lac Bratan
    Le temple d'Ulun Danu, sur le lac Bratan
    05

    La santé et l'assurance, avant tout le reste

    C'est l'étape où l'on se trompe le plus cher. Votre couverture française ne vous suit pas automatiquement : ce qu'elle devient est une démarche à régler avec votre caisse avant de partir, pas après. Ensuite il faut savoir ce qui la remplace sur place, dans quelle clinique on vous soignera, et ce qu'une assurance couvre vraiment : rapatriement, accident de scooter, maladies déjà déclarées, maternité, plafond annuel. À Bali, l'évacuation vers Singapour ou Jakarta pour un cas lourd n'est pas une hypothèse d'école : vérifiez qu'elle est couverte.

    Voir SafetyWing

    SafetyWing est conçue pour les séjours longs et le travail à distance, avec une souscription possible une fois déjà parti. Ce n'est pas un contrat d'expatriation : si vous partez pour de bon, comparez-la avec une assurance santé internationale, et vérifiez ce qu'elle dit des accidents de deux-roues. Nous touchons une commission si vous souscrivez, sans que cela change votre prix. Notre divulgation d'affiliation.

  6. Le matin sur la plage de Sanur
    Le matin sur la plage de Sanur
    06

    L'école, si vous partez avec des enfants

    C'est la contrainte qui commande tout le reste quand elle existe : le calendrier du départ, la zone, le quartier et une part du budget. Trois voies seulement sont réellement ouvertes : le lycée français de l'île, l'école internationale et le programme français à distance. Elles n'ont ni le même prix, ni les mêmes places disponibles, ni le même effet sur un retour en France. Et un enfant au passeport étranger ne s'inscrit pas dans une école publique indonésienne, ce qui supprime d'emblée l'option la moins chère. Kerobokan, Sanur et Canggu concentrent l'offre, ce qui explique une bonne partie du choix de zone des familles.

  7. La plage de Canggu
    La plage de Canggu
    07

    Le logement, et dans quelle zone

    La zone avant la maison. Canggu, Ubud, Uluwatu, Sanur et le nord de l'île sont cinq vies différentes pour le trafic, le bruit, les écoles, les soins et la facilité à repartir. Vient ensuite la question du bail, du dépôt de garantie et de l'écart entre le quartier des photos et celui où l'on vit vraiment.

  8. Les rizières de Tegallalang, au nord d'Ubud
    Les rizières de Tegallalang, au nord d'Ubud
    08

    Le visa que vos réponses rendent possible

    Maintenant seulement. Visa à l'arrivée, visa de tourisme, voie investisseur, voie retraite : chacun pose des conditions que vos réponses précédentes remplissent ou non. Le visa à l'arrivée s'achète à l'aéroport de Ngurah Rai ou en ligne sur le portail officiel avant le départ ; les deux sont valables, mais ce ne sont pas les mêmes files à l'arrivée.

  9. La plage de Seminyak au coucher du soleil
    La plage de Seminyak au coucher du soleil
    09

    Investir sur place, ou pas encore

    Acheter avant d'avoir vécu un an quelque part est la faute la plus courante et la plus chère. À Bali, un étranger ne peut pas détenir la pleine propriété d'un terrain : il reste le bail, le droit d'usage, ou la société. Les montages par prête-nom circulent toujours et restent illégaux. Si vous investissez, que ce soit après l'étape précédente, jamais avant.

  10. Une cascade se jette dans la mer, côte ouest
    Une cascade se jette dans la mer, côte ouest
    10

    La banque, et le seuil des cent quatre-vingt-trois jours

    Comment vous serez payé, comment vous tiendrez de l'argent sur place, et ce qui change une fois passé cent quatre-vingt-trois jours dans l'année : au-delà, l'Indonésie vous traite comme résident fiscal. Côté français, c'est une question à poser à un professionnel, pas à nous.

Ce que vous recevez

Le fil aussi par e-mail, une étape par jour

  • Une étape par e-mail, avec ce qu'elle tranche et ce qu'elle élimine.
  • Écrit à partir de la même recherche que le reste du site : des réponses vérifiées sur sources officielles, chacune datée.
  • Aucun direct à suivre, aucun fuseau horaire à subir. Cela démarre à l'inscription.
  • Gratuit, et cela le reste. Rien n'est vendu au bout.
  • Un clic pour se désinscrire, sur chaque e-mail.
Pour qui

Cela convient à certains et pas à d'autres

La plage de Kelingking, Nusa Penida
La plage de Kelingking, Nusa Penida

Utile si vous pesez un long séjour, une installation ou une retraite à Bali et que la durée n'est pas encore tranchée.

La plage d'Amed au coucher du soleil
La plage d'Amed au coucher du soleil

Inutile si votre visa et vos dates sont déjà pris, ou si vous cherchez un séjour de deux semaines clé en main. Les guides du site font cela mieux.

Pourquoi nous croire

Écrit par des professionnels du voyage

Le temple de Tanah Lot au couchant
Le temple de Tanah Lot au couchant

Nous publions un média de voyage indépendant sur Bali. Ce fil sort de la même recherche que le reste du site : chaque règle citée porte la source officielle dont elle vient et la date de sa vérification. Les règles bougent en Indonésie, et quand elles bougent nous le disons.

C'est notre métier, et ce n'est que celui-là : nous ne sommes ni avocats, ni agents d'immigration, ni conseillers fiscaux. Sur ces sujets nous vous disons quoi vérifier et auprès de qui, jamais ce que vous devez faire.

Les rizières de Jatiluwih

Le bon moment n'arrive pas. Il se prépare.