Quel visa pour Bali ? Le guide complet

L'Indonésie a beaucoup simplifié son système de visas ces dernières années, mais l'offre reste déroutante : des visas touristiques aux noms multiples, des permis KITAS pour travailleurs, investisseurs et retraités, et des règles qui évoluent plus vite que la plupart des blogs. Ce guide passe en revue toutes les options réalistes pour Bali, du séjour de deux semaines à l'installation définitive.

Bon à savoir Les règles d'immigration bougent vite en Indonésie. Ce guide reflète la situation à sa date de mise à jour. Vérifiez toujours sur le portail officiel evisa.imigrasi.go.id ou auprès d'un agent agréé avant de réserver quoi que ce soit.

La réponse rapide

Votre situationVisa à regarderDurée
Vacances jusqu'à 30 joursVisa à l'arrivée (VOA / e-VOA)30 jours, prolongeable une fois à 60
Long séjour ou voyage de repérageVisa touristique C160 jours, prolongeable
Allers-retours fréquents toute l'annéeVisa visiteur à entrées multiples (série D)Validité 1 à 5 ans, séjours limités par entrée
Télétravailleur avec revenus étrangersKITAS remote worker (E33G)1 an, renouvelable
Achat immobilier ou création d'entrepriseKITAS investisseur (E28A) via une PT PMA2 ans, renouvelable
Retraité de 55 ans et plusKITAS retraite (E33F)1 an, renouvelable
Gros patrimoine, horizon longSecond Home ou Golden Visa5 à 10 ans

Courts séjours : le VOA et le visa C1

Visa à l'arrivée (30 à 60 jours)

Les Français, Belges, Suisses, Canadiens et la plupart des ressortissants occidentaux peuvent obtenir un visa à l'arrivée. Vous pouvez l'acheter à l'aéroport ou, mieux, le demander en ligne à l'avance en version e-VOA. Il coûte environ 500 000 roupies (une trentaine d'euros), vaut 30 jours et se prolonge une fois de 30 jours sans quitter le pays.

C'est la prolongation qui piège les gens : elle passe par le bureau d'immigration local (ou un agent qui s'en charge), et il faut lancer la démarche au moins une semaine avant l'expiration des 30 premiers jours.

Visa touristique C1 (60 jours et plus)

Si vous savez déjà que vous voulez plus de 60 jours, demandez un visa touristique C1 à entrée unique avant de décoller. Il donne 60 jours à l'arrivée et se prolonge sur place. C'est le choix standard pour un vrai voyage de repérage : assez de temps pour tester les quartiers, visiter des villas et rencontrer des juristes sans regarder le calendrier.

Attention Travailler pour une entreprise indonésienne ou servir des clients locaux avec un visa touristique est illégal, et Bali a durci les contrôles. Les expulsions pour usage détourné de visa sont réelles. Si vous comptez travailler, prenez le bon KITAS.

Vivre à Bali : la famille des KITAS

Le KITAS est un permis de séjour limité : votre carte de résident. Chaque code correspond à une situation de vie.

KITAS remote worker (E33G)

Pensé pour les nomades digitaux qui travaillent pour un employeur ou des clients hors d'Indonésie. Les conditions phares : un contrat avec une société enregistrée à l'étranger et un revenu annuel documenté d'environ 60 000 dollars. En échange : un permis d'un an renouvelable, une résidence légale, et pas d'impôt indonésien sur vos revenus étrangers tant que vous respectez le cadre.

KITAS investisseur (E28A)

La voie standard pour créer une entreprise ou structurer un investissement immobilier via une société à capitaux étrangers (PT PMA). Il faut détenir une participation significative dans la société (la référence est de 10 milliards de roupies de parts, environ 570 000 euros, dans le plan de capital). Il donne deux ans de résidence et le droit d'agir comme dirigeant sans permis de travail séparé. C'est le visa avec lequel finissent la plupart des investisseurs en villa.

KITAS retraite (E33F)

Accessible dès 55 ans avec preuve de pension ou de revenus passifs et un bail longue durée. Un an, renouvelable, convertible après plusieurs années en KITAP permanent.

Second Home et Golden Visa

Pour ceux qui ont du capital et veulent un horizon long sans société : le visa Second Home (5 à 10 ans, avec preuve de fonds significatifs placés en Indonésie) et le programme Golden Visa (5 ou 10 ans, adossé à des investissements à partir d'environ 350 000 dollars pour un particulier). Surdimensionné pour la plupart des profils, imbattable pour la stabilité.

Comment choisir en pratique

Un projet d'installation ou d'investissement ?

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Questions fréquentes

Peut-on acheter une villa avec un visa touristique ?

Vous pouvez visiter, négocier et même signer avec un visa touristique. Mais c'est la structure de propriété (leasehold à votre nom, ou société PT PMA) qui compte juridiquement, pas le visa avec lequel vous êtes entré. Sur le long terme, un KITAS investisseur vous simplifie beaucoup la vie. Lisez d'abord notre guide acheter une villa à Bali.

Que se passe-t-il en cas de dépassement de séjour ?

Le dépassement coûte 1 000 000 de roupies par jour (environ 60 euros) et devient une affaire pénale au-delà de 60 jours, avec détention et expulsion possibles. Ne dépassez jamais : une prolongation coûte dix fois moins cher.

Faut-il passer par un agent de visa ?

Pour un simple e-VOA, non, faites-le vous-même en ligne. Pour les prolongations, les demandes de KITAS et tout ce qui touche à une PT PMA, un agent agréé sérieux fait gagner un vrai temps et évite des erreurs coûteuses. Fuyez quiconque promet des raccourcis trop beaux pour être légaux : ils ne le sont généralement pas.

Existe-t-il un vrai visa nomade digital pour Bali ?

Oui, en pratique le KITAS remote worker (E33G) joue exactement ce rôle : un an de résidence légale pour les personnes employées à l'étranger, avec une condition de revenu d'environ 60 000 dollars par an. Pour des workations de moins de 60 jours, la plupart des nomades utilisent simplement le VOA ou le C1, en gardant leur activité strictement tournée vers l'étranger.

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